Le Silence

Quand le culte commence

Silence, je pense et repense

Et tant et si bien je pense

Que j’en perds le fil de mes pensées

Sans pour autant qu’il soit coupé.

J’entre dans une ère entre le souvenir et l’imaginaire

Un droit chemin vers mon coeur

Qui laisse filtrer, par ses parois de verre, des rayons de bonheur

Si fragilement fortifié, il laisse transparaître notre lumière intérieure.

-Anna

Épitre de l’Assemblée annuelle de la Société religieuse des Amis en France du 24 au 26 octobre 2025

Chers Ami.e.s,

Le thème de cette Assemblée annuelle de la Société religieuse des Amis en France était « Accueillir (s’attendre à l’inattendu) ».

Matthieu 25 : 35 : « car j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger. J’ai eu soif et vous m’avez donné à boire. J’étais étranger et vous m’avez accueilli. »

Cette épitre est le fruit d’un discernement collectif selon la technique du cadavre exquis.

Nous nous sommes réunis dans l’auberge de jeunesse Jo&Joe à Gentilly, dans un quartier populaire à quelques pas de la nouvelle Maison Quaker de Paris. Certains ont pu être surpris par le décalage entre notre culte en silence et les vibrations musicales en arrière fond, d’autres se sont adaptés plus rapidement : l’occasion de mettre en pratique dès notre arrivée le thème de cette assemblée.

L’accueil, c’est quoi ? Nous avons été étonnés par la diversité du thème.

Nous avons découvert que le mot « accueil » se révèle sous des aspects différents.

Il y a une pratique spirituelle très profonde dans l’hospitalité. L’Ami résident de la Maison Quaker de Congénies nous rappelle que l’esprit du culte peut être présent même dans les tâches du quotidien comme faire la cuisine. Chaque rencontre est une invitation à être présent. Accueillir, c’est s’ouvrir vers l’autre. L’ouverture d’esprit, l’écoute, la patience pour bien accueillir. Ouvrir sa porte à l’autre c’est ouvrir la porte à la présence de Dieu dans chacun de nous. Quand on accueille l’autre, on accueille l’esprit de Dieu en lui ou en elle.

Accueillir c’est ne jamais laisser quelqu’un se sentir exclu. Nous avons entendu les témoignages de nos Amis qui cherchent à établir un Centre Quaker pour les femmes et enfants migrants à Calais ainsi que notre Ami Olo qui nous a présenté le travail du Community Support Center dans la République Démocratique du Congo à l’intention de femmes et d’enfants impactées par la guerre qui sévit dans son pays depuis 30 ans. Ces femmes et enfants se guérissent par le sport et en tissant des liens.

Oui, l’accueil c’est aussi offrir un lieu où on se sent en sécurité. Nous avons entendu le rapport du comité pour le Safeguarding. Nous avons discerné l’importance d’accueillir toutes et tous, surtout les plus vulnérables, en sécurité.

Après avoir entendu nos Amis sur le terrain à Calais, l’Assemblée de France a discerné la nécessité de soutenir le Centre Quaker pour migrants à Calais.

Une autre Amie nous a fait un témoignage sur le handicap en nous rappelant que l’accueil peut, sans le vouloir, trier.

L’accueil est une volonté, ce n’est pas une question de moyens financiers.

Avec chaque rencontre, il y a une opportunité de recevoir (avec curiosité) en écoutant et de répondre avec amour sans se réfugier sans « le silence Quaker ». Un silence derrière lequel on peut se réfugier parfois, pour échapper aux choix difficiles, que nous devons faire dans notre approche personnelle de l’accueil.

Peut-on et doit-on tout accueillir ?

L’autre, si c’est lui que je dois accueillir, dois-je l’accueillir sans aucune limite ?

La limite que je pose m’aide à accueillir l’autre et me défend car la diversité est inévitable. Le chemin n’est pas une ligne droite mais une ligne sinueuse qui nous ramène vers nous-mêmes.

Accueillir les autres est une démarche qui permet de connaître sans préjugés. Nos cultes sont des espaces qui permettent d’accueillir les émotions des Amis avec bienveillance et respect.

Il faut essayer de ne pas juger et s’entraîner à écouter même si nous ne comprenons pas. Le rejet entraine la souffrance. Accueillir la souffrance dans le monde, les migrants, victimes physiques, les déplacés. Accueillir la souffrance des gens c’est faire preuve d’empathie mais on ne doit pas forcément ressentir la souffrance de l’autre pour la comprendre. On ne doit pas forcément résoudre la souffrance de l’autre pour accueillir. Comprendre l’autre dans sa souffrance demande beaucoup d’amour.

L’amour, c’est l’attention portée à l’autre. Accueillir l’autre dans sa différence, c’est une forme d’amour profonde et puissante. L’amour nous demande d’accueillir l’autre et de marcher ensemble sur le chemin de la vie à la recherche de la paix.

Sans confiance nous ne pourrions pas accueillir et nous ne pourrions pas être accueillis.

Avoir confiance, c’est ne pas avoir de certitude, c’est laisser la place à l’autre de nous laisser évoluer et sa différence est une richesse.

Ce qui nous rassemble nous pousse à l’intérieur de notre étincelle de lumière. Et cela nous encourage aussi à accueillir l’autre sur le chemin, ensemble.

Notre jeunesse a eu plaisir d’être avec nous cette année. Ils nous ont apporté créativité et curiosité. Elle est notre lumière.

L’autre qui nous accueille peut nous permettre de trouver un meilleur chemin de vie.

On n’est pas l’autre, on devient l’autre dans les yeux et dans l’esprit d’une autre personne.

La curiosité et la puissance permettent de ne pas rester enfermé dans le dogme et d’être dans l’ouverture.

L’entends-tu cet appel intérieur ?

Les Amis (Quakers) n’ont pas de crédo, paraît-il. Pourtant, je leur en collerais bien un :  » Je doute, donc j’agis « . La plupart des Amis que j’observe, ont comme une urgence intérieure. Ils recherchent des réponses. Ce sont des chercheurs. Que signifie ce crédo ?  » Je doute  » mais cela sonne comme un  » Je crois « . Pourquoi est-ce que je crois sans en être sûre ? C’est parce que j’entends quelque chose en mon être intérieur, qui m’invite à me recueillir, qui m’invite à discerner le message qui me vient de la lumière. Et je l’écoute et je l’accueille. En silence. Ne pas parler est une épreuve redoutable pour beaucoup de nos contemporains. Mais c’est une condition sine qua non. Taire notre ego, nos idées parasites.

Certains appelleront cela,  » prier « . Toutefois, cela relève davantage de l’écoute active. En silence. J’écoute malgré ce brouhaha intérieur, uniquement les messages qui pourraient éclairer mon chemin. Et en plus, je crois que tout le monde peut distinguer cette lumière en son for intérieur. Il ne s’agit pas d’entendre des voix, ni de leur parler, comme une personne atteinte de troubles psychiatriques. Il s’agit de spiritualité profonde, cachée en soi, révélée à chacun, s’il en fait sincèrement l’effort de le chercher. Dans ce processus de recherche, le doute est omniprésent. C’est pourquoi il est ardu d’écouter sa voix intérieure qui mène vers la lumière, que certains appelleront Dieu. Le terme  » lumière  » est représentatif : il est positif, il est au-dessus des conflits, des contingences.

Et le culte des Amis devient parfois un endroit  » magique « . L’énergie bienveillante circule entre les Amis rassemblés. Quelquefois certains Amis se lèvent, poussés à parler pour partager leurs  » trouvailles  » au cours de leur recherche intérieure pendant le culte (on parle de ministères). Ces  » trouvailles  » résonnent parfois dans le cœur et l’esprit des uns et des autres. Quand ça arrive, c’est formidable. C’est comme si on ouvrait les yeux sur quelque chose qu’on pressentait, mais qu’on n’avait pas vraiment compris jusqu’ici. On a la conscience qui s’ouvre sur quelque chose de familier mais qu’on voit avec une perspective différente. Et c’est nouveau. Le chemin vers la lumière devient plus sûr, moins pénible, moins escarpé, plus léger, avec les Amis rassemblés en culte. Je sens la bienveillance autour de moi et la volonté de se soutenir ensemble pour essayer de capter la lumière et la partager au monde extérieur. On passe de l’intérieur vers l’extérieur. Ah, ce monde extérieur… Les Amis que j’observe ne sont pas des grands taciturnes, terrés dans leur caverne silencieuse. Ce sont des citoyens du monde, tournés vers les actualités, les turpitudes et les joies du monde actuel. Ce qui leur vaut pour certains, des moments de grande tristesse, voire de colère et d’aigreur, comme pas mal de nos contemporains face aux conflits, aux défis écologiques, aux privations, aux tortures, aux discriminations.

Que signifie la 2ème partie du crédo :  » j’agis  » ? J’agis lors de mon culte, j’agis seule dans mon recueillement, j’agis avec les autres lorsque je partage un ministère, j’agis quand je défends mes idées, j’agis dans chaque parole et chaque acte, chaque instant. C’est écrasant et vivifiant, de se dire que c’est la lumière qui prévaut en tout. Pour la paix. Pour l’amour. Cela commence dans sa vie, là. Chez soi, dans la rue, au supermarché, avec ses voisins, en voiture, dans le métro, à l’école, au boulot, dans nos associations. Partout. Que ce soit avec un proche ou un inconnu qui demande de l’aide. En tout, j’essaie de tendre vers la lumière. Je doute donc j’agis. Pas facile. Y a des ratés, parfois des gros ratés. Un Ami a parlé de pardon. Le chemin est long. Agir quand même et tendre vers la lumière. Agir par la bienveillance, par l’humilité de recevoir des critiques. Agir sans cesse et rectifier, quand on se trompe. Agir, surtout quand le monde semble marcher sur la tête. Ne pas baisser les bras. Chaque parole, chaque geste compte. Le défi est de garder son discernement pour trouver le chemin de la lumière, garder du recul, car je ne suis sûre de rien. Je cherche. Une secte ne cherche pas, elle impose une vision. Les Amis me semblent être avant tout des chercheurs. Adopteront-ils ce crédo ? Allez, pour une fois.

Je doute donc j’agis.

Anna Delille

Lettres ouvertes pour la paix

Cher Maurice,

Les relations internationales se tendent considérablement. On le constate en Europe via la guerre en Ukraine avec la participation récente de la Corée du Nord, au Moyen-Orient avec le conflit armé autour d’Israël avec en toile de fond l’Iran, et enfin, en Asie avec les tensions autour de Taïwan. J’en suis à craindre une troisième guerre mondialisée, soit 80 ans après la fin de la Seconde. Face à cette constatation, je repense à ton article « Où suis-je entre la solidarité et le témoignage pour la paix ? » où tu relates une réunion d’Amis Quakers en Allemagne, publié dans LdA de France de l’été 2023. Tu exposes le dilemme que certains ressentent face à un pays agresseur, et à passer outre le commandement « Tu ne tueras point » (Dt 5/17). A la fin de ton article, tu demandes qu’en est-il auprès des Amis de France. Pour ma part, homme de foi, et comme les quakers qui nous ont précédés, je suis très attaché au Décalogue et aux diverses recommandations de Jésus. A mon sens elles sont bien plus que des indications morales, ou de bonnes règles pour le bien vivre ensemble. Elles sont des portes que l’on ouvre sur la Vie. Elles sont la raison même. Ce dilemme, tu le décris ainsi : « il en va ici comme dans toutes les situations d’incompatibilité entre l’ambition de se conformer à une attitude considérée comme juste ou souhaitable et l’impossibilité de vivre réellement cette attitude dès qu’elle exige un sacrifice de nous-même ou d’autrui ». Tu as mis le doigt là où ça fait mal. Jésus nous recommande : « Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre. Si quelqu’un veut plaider contre toi et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Si quelqu’un te force à faire un mille, fais- en deux avec lui. » (Mt 5/39-41) Ce n’est pas une invitation à devenir une victime, mais ce n’est pas non plus une invitation à devenir un agresseur, c’est une invitation à trouver une troisième voie. J’en parlais à des amis catholiques, l’un d’eux dit « Là, il faut être créatif ! » Il a prononcé le bon mot. Je pense à l’entre-deux-guerres où un mouvement pacifique de grande ampleur avait émergé avec ce slogan « Plus jamais ça ! » Ce mouvement, basé sur l’émotion, s’effondra comme un château de cartes. Du coup, de 15 millions de morts lors de la Première Guerre, on passa à 55 millions de morts lors de la Seconde, avec tout son lot d’horreurs, d’effrois et de ténèbres. Fort de cette malheureuse expérience, je suis convaincu qu’il nous faut prévenir les calamités à venir et annihiler celles déjà existantes en cherchant cette troisième voie. Offrir à la paix ce socle de raison.

Qu’en penses-tu cher ami ?

Dominique Boillaud (France)


Cher Dominique,

Merci d’entrer en matière en constatant à quel point la situation mondiale se détériore, sans qu’il semble possible de convaincre les belligérants de faire marche arrière et encore moins d’entendre raison. Je conviens avec toi qu’il est absolument nécessaire de trouver un moyen, ne soit-il que celui de la goutte d’eau que le colibri porte dans son bec pour contribuer à éteindre le feu, pour faire entendre la voix de la « raison du cœur » à tous ceux qui, aveuglés par la vanité et l’irrationalité de leur identification à des chimères nationalistes, se perdent dans leur orgie de violence destructrice. Quelle quantité de victimes, quelle ampleur de destruction de ressources et d’infrastructures, combien de villes détruites et de champs minés devront encore être déplorés, avant que les réserves de munitions soient épuisées, ou avant que les belligérants se rendent à l’évidence que toute leur violence ne mène qu’à leur propre extinction ? Mais quelle peut-être cette troisième voie, ce « socle de raison » comme tu dis ? Pour ce qui est de l’attitude nécessaire pour marcher sur cette voie, j’adhère absolument à la source jésuanique que tu esquisses. Je ne vois pas d’autre attitude qui puisse donner la force nécessaire à supporter ce qui se passe autour de nous et peut-être même avec nous. Envers et contre tout, il faut, comme Georges Fox nous encourage de faire, marcher au-devant du monde (presque plutôt que dans le monde) avec joie et nous adresser (avant même de répondre) à ce qui est de Dieu dans chaque être humain que nous rencontrons, avec la confiance immuable que nous donne la certitude de témoigner pour la Vie quoiqu’il arrive. C’est un peu ce que je m’imagine être quand Jésus dit : « Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde ». Vaincre le monde signifie pour moi transcender le monde en soi-même, donc se savoir dans et de la Vie, même en restant du monde et en lui. Ainsi être raisonnable c’est reconnaître que la Vie veut se manifester dans tout ce qui vit et donc respecter la Vie sous toutes ses formes au lieu de se définir par des concepts intellectuels émanant de la poursuite de buts égoïstes et soutenus par des justifications arbitraires dénuées de bon sens et qui plus est de compassion. Si je ne suis pas d’accord de mourir au monde, je ne peux pas « naître à la Vie ». A mon avis, de s’engager sur la troisième voie, la voie de la non-violence, n’est possible qu’à cette condition. Comme je le disais dans ma conférence de 1993, en faisant le choix inconditionnel de la non-violence je dois assumer le deuil de toutes les victimes que la violence de l’autre fera. Ceci est le premier pas de l’attitude non-violente. Le second pas consistera en la préparation, l’établissement et l’entraînement de comportements de défense civile et civique soutenus par des structures et des moyens techniques appropriés. Je viens de lire un tract inspirant publié en Allemagne par l’Association pour la Défense Civile présentant un dialogue type entre une pacifiste et un sceptique, dans lequel il est esquissé comment il est possible aux victimes d’une invasion armée de se défendre concrètement sans armes et sans faire violence aux agresseurs.

Maurice de Coulon (Allemagne)


Cher Maurice !

Merci de ta réponse et du petit texte de Majken Jul Sørensen qui affirme que la défense armée face à un agresseur armé ne fait que retarder la paix et la solution du conflit. Je pense à cette phrase de Gandhi : « Ce n’est pas l’ennemi que vous avez à combattre, mais l’erreur de l’ennemi, l’erreur que commet votre prochain lorsqu’il lui arrive de se croire votre ennemi. Faites-vous l’allié de votre ennemi contre son erreur. » Voilà un propos empli de la raison dont parlait Jésus cité plus haut. Mais voilà, toutes ces recommandations ne peuvent s’appliquer comme on applique un texte de loi, ou comme lorsqu’on se conforme à une croyance. Ce socle de raison demande à être métabolisé, avec force d’âme, par l’expérience. L’expérience de Dieu en soi et en l’autre bien sûr, mais aussi l’expérience des maux qui dévastent l’humanité. Tu esquisses à merveille les premiers pas que l’on peut faire dans cette troisième voie par un gros travail sur soi-même pour aller vers l’autre. Je constate que les Ukrainiens lambda et les Russes ne se parlent pas. Pire, d’une même famille, séparés par la frontière, l’un pense que l’autre dit des mensonges. Idem dans les autres conflits. Il nous faut favoriser les liens entre les hommes lambda et rendre à tous, sans aucune exception, leur dimension divine. Tant que les hommes ne s’aimeront pas, nous en paierons le prix. Je crois que tous les deux nous esquissons quelques enjambées sur le chemin de cette troisième voie. Espérons que d’autres poursuivent cette réflexion et rendent petit à petit ce chemin praticable.

Dominique Boillaud


Cher Dominique,

Oui, le monde entier paie le prix du fait que les hommes ne s’aiment pas. Mais quelle est la raison de cette incapacité à s’aimer les uns les autres ? Est-ce uniquement leur immaturité, leur manque d’indépendance spirituelle, leur manque de personnalité propre ? Ou est-ce, peut- être, leur impossibilité existentielle à surmonter ou sublimer leur double nature d’animal doué de conscience réflexive ? Ou encore l’impossibilité de s’affranchir de la rivalité mimétique dans la convoitise d’appropriation des choses, autant matérielles qu’idéelles, auxquelles ils s’identifient ? Je pense que tant que l’homme ne pensera pas, ni ne ressentira pas en son for intérieur, donc ne vivra pas que « l’autre c’est lui », il ne pourra pas arriver à aimer foncièrement l’autre et par là même, restera capable de lui faire violence, aussi proche ou aussi éloigné de lui soit-il. Reconnaître que « l’autre c’est lui », implique un acte de prise de conscience de l’homme, dont émane la faculté de se raisonner lui-même, au moment où la nature émotionnelle et le mimétisme instinctif voudront prendre le dessus, et le pousser irrémédiablement à un acte de violence destructive. Ainsi à mon avis, le seul moyen d’établir la paix dans le monde est de redoubler d’effort dans la conscientisation de l’homme et de la société, ainsi que leur entraînement à la prise en charge de leurs impulsions belliqueuses, par leur raison ayant reconnu et intériorisé que « l’autre c’est lui ! »

Maurice de Coulon

Quaker en Europe : Introduction à la Voie Quaker, nouvelle édition de notre cours en ligne

Nous sommes heureux de vous inviter à participer à notre cours en ligne, « Quaker en Europe : Introduction à la voie quaker ». Ce cours a été conçu pour explorer la riche histoire, les valeurs et les pratiques du quakerisme, mouvement religieux sans clergé ni rite, ni sacrements, fondé sur l’expérience directe de la Lumière intérieure que chacun porte en soi.

Que vous soyez novice ou que vous cherchiez à approfondir vos connaissances, ce cours fournira une occasion unique d’apprendre et de participer à des discussions sur des aspects clés de la voie quaker.

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Le quakerisme est-il la foi radicale que cherchent les millennials ?

Il y a environ un an, Chris Venables encourageait les quakers britanniques à faire confiance aux 18-35 ans, les fameux « millenials », et partageait quelques idées pour mieux les intégrer à notre communauté. Et chez vous, comment cela se passe-t-il ?

Dans un passionnant billet de blog pour OnBeing, Elizabeth Welliver, éducatrice interconfessionnelle, affirme que « la croyance religieuse n’est pas un réquisit pour entrer dans les espaces sacrés des millenials ». Cela fait écho aux conclusions d’un rapport publié aux États-Unis sur la manière dont les « jeunes adultes » bâtissent, aux confins des communautés confessionnelles, des communautés autour de l’art, de l’entrepreneuriat et de l’enseignement. Comme le notent les auteurs de How We Gather (PDF) : « Les millenials sont moins attachés que jamais à la religion. Les églises sont une des nombreuses institutions victimes de l’ère internet, dans laquelle les jeunes sont à la fois plus connectés (au monde) et plus isolés (localement) que jamais. »

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