LE 28.04 APRÈS LE CULTE : UNE CAUSERIE SUR LA CYBERGUERRE

Le dimanche 28 avril, après le culte, Klaus-Gerd Giesen nous parlera des dangers de la cyberguerre. Professeur à l’Université de Clermont-Auvergne, il s’intéresse aux mouvements de non-violence et a trouvé les Quaker via la Centre à Congénies. Lire le résumé de cette causerie de 20 minutes qui sera suivie d’une période pour des questions.

La cyberguerre: un conflit non-violent ou à destruction massive?
Les armées des pays développés recourent de plus en plus aux armes cybernétiques, par exemple des virus et vers informatiques. D’aucuns y voient l’opportunité d’un conflit militaire qui permet de combattre l’adversaire sans recourir à la violence physique contre des humains, notamment en détruisant seulement son infrastructure informatique. Or, un tel discours voile les réelles capacités destructrices des armes cybernétiques: s’il est vrai que les rares cyberconflits interétatiques qui ont déjà eu lieu n’ont pas encore tué des humains, il en ira probablement tout autrement à l’avenir. En effet, notamment par l’Internet des objets (Internet of Things), c’est-à-dire tous les artefacts reliés à l’Internet, il est d’ores et déjà possible de cibler les infrastructures civiles d’un pays, tel que le système de distribution d’eau potable et d’électricité, ou les hôpitaux. Il est également possible de prendre le contrôle de certains armements de l’adversaire pour les retourner contre sa propre population. Ainsi, la cyberguerre peut tuer des humains à grande échelle.